Entretien et filtres

1. Entretien
Un déshumidificateur est un appareil qui fait ce pour quoi il a été conçu : extraire l’humidité de l’air. Mais sans entretien régulier, ses performances diminuent rapidement et de la moisissure ou de la poussière peuvent justement s’accumuler à l’intérieur de l’appareil. L’entretien lui-même est simple.
Une fois par semaine, il est conseillé de vider et de rincer brièvement le réservoir d’eau, et de dépoussiérer l’entrée et la sortie d’air avec un chiffon sec. Une fois par mois, vous pouvez nettoyer le filtre à poussière et vérifier l’absence de moisissure ou de dépôt dans le réservoir ou autour du ventilateur. Tous les trois à six mois, selon l’utilisation, il est temps de remplacer les filtres HEPA ou à charbon, de dépoussiérer soigneusement le ventilateur et les ailettes de refroidissement, et éventuellement de vérifier que le tuyau d’évacuation n’est pas obstrué.
En cas d’utilisation continue, il est utile de tester de temps en temps que le flotteur et l’arrêt automatique en cas de réservoir plein fonctionnent encore. Et toujours : débranchez l’appareil avant de commencer le nettoyage, et n’utilisez pas de produits agressifs ou de solvants. Un chiffon humide avec un peu de savon doux suffit largement pour l’extérieur.
2. À quelle fréquence faut-il vider le réservoir
La fréquence à laquelle vous devez vider le réservoir d’eau dépend de trois facteurs : la capacité de l’appareil, la taille du réservoir et le taux d’humidité de la pièce.
Un appareil de dix litres par jour avec un réservoir de deux litres se remplit rapidement dans une pièce humide. Vous arrivez alors vite à devoir le vider une à deux fois par jour. Dans une pièce plus sèche ou plus petite, ou en cas d’utilisation occasionnelle, quelques jours entre deux vidages ne posent pas de problème. Si vous utilisez l’appareil intensivement et que vous en avez assez de devoir transporter le réservoir, vous pouvez opter pour une évacuation continue via un tuyau vers une bonde ou un évier. Dans ce cas, vous n’avez plus à vider le réservoir que lors d’un déplacement de l’appareil.
3. HEPA, charbon actif et ionisation : que font-ils exactement
Dans les déshumidificateurs avec une fonction de purification d’air intégrée, vous rencontrez trois techniques qui font chacune quelque chose de différent.
Un filtre HEPA, dans une classe élevée, capture de très petites particules présentes dans l’air. Un filtre H13 capture au moins 99,95 pour cent des particules à partir de 0,3 micromètre. Cela signifie que les allergènes, les spores de moisissure, les particules fines et le pollen sont efficacement retirés de l’air qui passe à travers le filtre. Pour les personnes très gênées par les particules en suspension, c’est la technique qui fait la plus grande différence.
Un filtre à charbon actif fonctionne différemment. Il ne capture pas les particules mais absorbe les odeurs et les composés organiques volatils, comme l’odeur de cuisine, de fumée, ou d’émanations de meubles et de produits de nettoyage. Pour une odeur de moisi dans la maison ou une pièce où l’on fume ou cuisine beaucoup, le filtre à charbon est la technique appropriée.
L’ionisation, enfin, fonctionne encore d’une autre manière. Un ioniseur libère des ions négatifs dans l’air qui se fixent aux particules en suspension. Ces particules deviennent ainsi plus lourdes et retombent plus rapidement, ou sont capturées plus facilement par le filtre HEPA. Pour les odeurs ou les composés organiques volatils, l’ionisation n’a pas de grand effet : pour cela, le charbon actif reste la voie indiquée. Un point d’attention concernant l’ionisation est que certains appareils peuvent produire une petite quantité d’ozone. Sur les appareils bien conçus, cela reste largement en dessous de la limite de sécurité internationalement admise de 0,050 ppm, mais c’est une raison de choisir des appareils où l’ionisation est commutable et où le fabricant peut justifier les émissions d’ozone.
Dans les foyers avec beaucoup d’allergènes, de poils d’animaux ou de poussières fines, ou en milieu urbain avec beaucoup de circulation, la filtration HEPA est un complément utile à la fonction de base de gestion de l’humidité. Éventuellement complétée par un filtre à charbon si les odeurs jouent un rôle. L’ionisation peut être un plus, mais ne remplace pas la filtration mécanique.
4. Un filtre HEPA en vaut-il la peine
Pour une grande partie des foyers, oui. Un filtre HEPA fonctionne indépendamment de la température et du mouvement de l’air, et retire de l’air des particules qui resteraient sinon en suspension. Pour les personnes sensibles au pollen, aux particules fines, aux poils d’animaux ou aux spores de moisissure, il offre une amélioration perceptible du climat intérieur.
Le principal inconvénient à anticiper sont les coûts de remplacement. Un filtre HEPA a, selon l’utilisation et la qualité de l’air, une durée de vie d’environ six à douze mois. Plus courte en cas d’usage intensif dans une pièce poussiéreuse, plus longue dans une chambre propre. Comptez généralement entre vingt et soixante euros pour un filtre de remplacement, selon le modèle et la marque. Pour quelqu’un qui utilise l’appareil pendant plusieurs années, c’est un poste d’utilisation conséquent mais maîtrisable.
Un filtre à charbon a une durée de vie comparable et est souvent fourni dans la même unité que le filtre HEPA. Certains modèles fonctionnent avec un filtre combiné.
Si vous hésitez à savoir si vous avez besoin d’une filtration supplémentaire en plus de la gestion de l’humidité, il aide d’abord de regarder ce que vous rencontrez chez vous. Avez-vous des plaintes respiratoires perceptibles, des réactions allergiques ou visiblement beaucoup de poussière ? Alors HEPA en vaut la peine. Les odeurs jouent-elles un rôle, par exemple à cause de la cuisine, des animaux domestiques ou du tabac ? Alors le charbon est pertinent. L’air dans la maison est-il bien mais le problème se situe-t-il surtout au niveau de l’humidité et de la condensation ? Vous pouvez alors choisir tranquillement un appareil sans filtration étendue et investir plutôt dans la capacité et le niveau sonore.
Un dernier conseil : la commutabilité vaut plus que des fonctions supplémentaires qui sont toujours actives. Un appareil sur lequel vous pouvez allumer et éteindre vous-même l’ionisation ou la purification d’air vous donne le contrôle sur quand quelle fonction est utile. Pour la plupart des foyers, c’est plus agréable qu’un appareil où tout fonctionne en continu.

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