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Un déshumidificateur pour votre résidence secondaire

Quand on possède une résidence secondaire, on connaît ce moment. Vous arrivez en avril ou en mai, vous ouvrez la porte et l’odeur vous saisit aussitôt : cette odeur de renfermé d’une maison restée close pendant des mois. Parfois, cela s’arrête là. Mais bien souvent, on découvre des moisissures dans les angles du plafond ou derrière l’armoire, ou un matelas humide au toucher. Une résidence secondaire souffre davantage qu’une maison habitée au quotidien, pour une raison simple : on n’y chauffe pas, on n’y cuisine pas et on n’y aère pas. L’humidité a des mois pour s’installer.

Sur cette page, découvrez quel déshumidificateur convient à quel type de résidence secondaire et, surtout, comment le régler pour qu’il fasse son travail en votre absence.

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Pourquoi les résidences secondaires sont si sensibles à l’humidité

La France compte de nombreuses résidences secondaires, et elles partagent souvent les mêmes points faibles. La vieille ferme en pierre ou la longère, en Bretagne comme en Normandie, a des murs épais sans lame d’air, qui restent froids tout l’hiver : l’humidité de l’air vient s’y condenser. La maison de famille à la campagne, en Dordogne ou dans le Limousin, se trouve souvent au creux d’une vallée ou en lisière de forêt, là où l’air devient humide la nuit. L’appartement sur la côte atlantique ou à Arcachon reçoit un air marin chargé de sel et d’humidité. Le chalet dans les Alpes ou les Pyrénées passe la moitié de l’année dans le froid. Et il y a la maison de vacances dans le Sud, occupée l’été et laissée l’hiver volets fermés.

Toutes ces maisons ont un point commun : quand personne ne chauffe, la température intérieure baisse, et l’air froid retient moins d’humidité. L’humidité relative grimpe alors au-delà de 70 %, voire 80 %. À partir d’environ 70 %, les moisissures trouvent un terrain favorable, et les textiles, le bois, le papier et les matelas absorbent cette humidité sans retenue. Volets et fenêtres fermés tiennent les cambrioleurs à distance, mais empêchent aussi toute ventilation.

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Le choix décisif : quelle température fait-il à l’intérieur ?

Pour une résidence secondaire, la première question n’est pas la surface de la maison, mais la température qu’il y fait pendant les mois où vous êtes absent. C’est elle qui détermine le type de déshumidificateur.

Un déshumidificateur à compresseur fonctionne comme un petit réfrigérateur : il fait passer l’air sur un serpentin froid, l’humidité se condense et s’écoule dans le réservoir. C’est économe et très efficace, tant qu’il ne fait pas trop froid à l’intérieur. En dessous de 12 °C environ, son rendement chute nettement.

Un déshumidificateur à adsorption, aussi appelé à dessiccation, fonctionne différemment. Il capte l’humidité de l’air grâce à une roue garnie d’un matériau dessiccant, la zéolithe, que l’appareil régénère ensuite par la chaleur. Ce principe reste efficace par basses températures, jusqu’à quelques degrés au-dessus de zéro. Autre avantage : l’air qui en sort est plus chaud de quelques degrés, ce qui n’est pas de refus dans une maison froide. Son inconvénient : il consomme plus d’électricité qu’un modèle à compresseur.

La règle est donc simple. Si la température intérieure reste au-dessus de 12 °C pendant les mois les plus froids, optez pour un déshumidificateur à compresseur. Si elle descend en dessous de 12 °C, choisissez un déshumidificateur à adsorption. Si vous maintenez votre maison en hors-gel, autour de 7 ou 8 °C, l’adsorption s’impose clairement. Pour le chalet en montagne et la ferme en pierre non chauffée, c’est presque toujours le bon choix. Pour l’appartement en bord de mer ou dans le Sud, où il fait rarement vraiment froid à l’intérieur, un modèle à compresseur sera souvent plus économe.

Ensuite seulement vient la question de la capacité. Une résidence secondaire fermée pendant des mois est généralement plus humide qu’une maison habitée de même taille. Mieux vaut donc choisir un appareil disposant d’un peu de marge plutôt qu’un modèle tout juste dimensionné pour votre surface. Pour une grande maison ou une maison sur plusieurs niveaux, deux appareils plus petits valent souvent mieux qu’un seul gros.

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L’évacuation : le point que l’on oublie le plus souvent

Un déshumidificateur qui ne dispose que de son réservoir ne sert presque à rien dans une résidence secondaire. Dans une maison humide, le réservoir est plein en un ou deux jours, l’appareil s’arrête, et il ne se passe plus rien jusqu’à la fin de l’hiver. Pour une maison que vous quittez des semaines, voire des mois, une évacuation continue est donc indispensable.

Il suffit pour cela de raccorder un tuyau d’évacuation à l’appareil et de le faire déboucher dans un évier, un bac de douche, un siphon de sol ou à l’extérieur. L’eau s’écoule par gravité : le tuyau doit donc descendre sur toute sa longueur, sans jamais remonter. S’il n’y a pas d’évacuation plus basse que l’appareil, comme dans beaucoup de caves, placez celui-ci sur un support stable afin de retrouver de la pente, ou choisissez un modèle équipé d’une pompe de relevage intégrée, capable d’évacuer l’eau vers le haut. Sachez toutefois que la pompe de relevage équipe généralement des appareils à compresseur, qui ne conviennent donc qu’aux pièces restant au-dessus de 12 °C. Lors de votre premier séjour, vérifiez que le tuyau est bien fixé et qu’il n’est pas plié.

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Bien régler votre déshumidificateur avant de partir

Réglez l’hygrostat entre 55 et 60 %. Descendre plus bas est inutile et ne fait qu’augmenter la consommation ; au-delà, vous laissez une chance aux moisissures. L’appareil se met alors en marche et s’arrête de lui-même, sans tourner en continu.

Choisissez un appareil qui redémarre automatiquement après une coupure de courant en conservant ses réglages. À la campagne, les coupures sont fréquentes en hiver, et un appareil qui reste éteint ensuite ne protège plus votre maison.

Installez l’appareil au centre de la maison, de préférence dans le couloir ou dans la plus grande pièce, et laissez toutes les portes intérieures ouvertes. L’air peut ainsi circuler dans toute la maison.

Si votre maison dispose d’une connexion internet, un modèle Wi-Fi vaut la peine. L’application vous permet de suivre à distance le taux d’humidité et de vérifier que l’appareil fonctionne toujours. Restez toutefois réaliste : beaucoup de propriétaires résilient leur box pour l’hiver, et sans connexion, cette fonction ne sert à rien.

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Quelques gestes simples qui changent tout

Le déshumidificateur fait l’essentiel du travail, mais quelques habitudes au moment du départ l’aident beaucoup. Écartez les meubles de quelques centimètres des murs extérieurs pour que l’air circule derrière. Mettez les matelas debout, sans les plaquer contre un mur. Rangez draps et serviettes dans des housses ou des boîtes fermées. Videz le réfrigérateur et le congélateur, et laissez leur porte ouverte. Laissez les placards entrouverts. Et à votre arrivée, aérez largement pendant une demi-heure avant de refermer les volets.

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Combien cela coûte-t-il en électricité ?

Tout dépend du type d’appareil, de la taille de la maison et surtout de son degré d’humidité. Un déshumidificateur à adsorption consomme davantage qu’un modèle à compresseur, mais dans une maison froide, le compresseur n’est pas une véritable alternative : il n’extrait pas assez d’humidité pour garder la maison au sec. Comme l’hygrostat coupe l’appareil dès que le taux d’humidité souhaité est atteint, celui-ci est loin de fonctionner en permanence dans une maison raisonnablement isolée. La dépense d’électricité pèse rarement bien lourd face au coût d’un traitement contre les moisissures, d’un matelas neuf ou de la remise en état des boiseries.

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Questions fréquentes

Puis-je laisser l’appareil allumé d’octobre à avril ?

Oui, il est fait pour cela, à condition d’être raccordé à une évacuation continue et que l’hygrostat soit réglé. Pensez à vérifier une fois par an que le filtre est propre.

Ma maison n’est pas chauffée l’hiver. Un déshumidificateur à compresseur ne fonctionne-t-il donc pas du tout ?

Il fonctionne, mais mal. En dessous de 12 °C, il n’atteint qu’une partie limitée de sa capacité.

Je n’occupe ma maison que l’été. Ai-je besoin d’un déshumidificateur seulement l’hiver ?

Le risque principal se situe pendant les mois où la maison est fermée. Mais même l’été, si la maison reste vide quelques semaines entre deux séjours, l’humidité peut vite grimper derrière les volets clos, surtout en bord de mer.

Vous hésitez sur le modèle adapté à votre maison ? Envoyez un message sur WhatsApp en précisant le type de maison, la région et la température intérieure la plus basse que vous prévoyez. Vous recevrez un conseil franc, même s’il s’avère qu’un appareil plus petit ou plus simple suffit.

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